Pourquoi les Sud-Américains amènent leur poste de radio au stade

Pourquoi les Sud-Américains amènent leur poste de radio au stade

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Des supporters excentriques de la Seleçao brésilienne sans radio, mais avec un peigne

En Colombie, au Brésil, en Argentine et un peu partout en Amérique latine, la scène est assez fréquente : en tribunes, on voit les supporters l’oreille vissée à leur poste de radio. Mais pourquoi amener un transistor au stade ? A priori ce n’est pas pour suivre le match, étant donné qu’il se déroule devant leurs yeux (ils ne sont pas belges tout de même…). Ce n’est pas non plus pour esquisser quelques pas de danse en écoutant un air de mambo, salsa ou rumba, encore que…

Pas question de rater le « grito »

En fait, la radio leur permet de savourer le fameux « grito ». Vous savez, c’est ce cri interminable que les commentateurs hurlent après un but. C’est Sonny Anderson, l’ancien buteur brésilien de l’OL et du Barça, qui l’explique dans L’Equipe. « Ce grito est tellement important pour les supporters qu’ils viennent au stade avec leur radio collée à l’oreille. Ils ont besoin de ça. C’est impossible de se contenter de dire : «But !». Il faut hurler «Goooool !» et le nom du buteur sans s’arrêter. » En Argentine, il existe même une « école du cri » pour former les commentateurs (vidéo ci-dessous). Mouais, il faut aimer… A côté, les vuvuzelas sembleraient presque apaisantes.

Le petit bonus : vous ne connaissez pas le « grito » ? Un petit conseil : baissez le son avant d’écouter…