Pourquoi Bernard Hinault était surnommé « le Blaireau »

Pourquoi Bernard Hinault était surnommé « le Blaireau »

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Bernard Hinault porte le maillot jaune sur le Tour de France. Surnommé le blaireau par le peloton, il affiche un palmarès qui en ferait baver plus d'un (trois Giro, deux Vueltas et cinq Grandes Boucles, entre autres)
Bernard Hinault est LE grand champion du cyclisme français. Avec ses trois victoires sur le Giro, deux sur la Vuelta, mais surtout ses cinq sacres sur le Tour de France (1978, 1979, 1981, 1982, 1985), Hinault a endossé fièrement le maillot de roi de la petite reine dans les années 80. Pourtant il n’était pas surnommé « le Lion », mais le… « Blaireau ». Un sobriquet qui ne vient ni de son possible côté rasoir, ni du blaireau argotique au sens de nase, ringard (l’insulte n’existait pas encore à l’époque).

Hinault : « Quand je sors, je mords »Le champion de vélo Bernard Hinault était un sacré blaireau

C’est plutôt du côté du sale caractère de la bête à poils durs qu’il faut chercher. D’ailleurs, Bernard Hinault en a expliqué l’origine dans le magazine Bretons. « Ce surnom ne me dérange pas du tout. Quand on connaît l’animal, quand on le chasse… J’ai eu les mêmes réactions. Quand on m’emmerde, je rentre dans mon trou. Mais quand je sors, je mords ». Hinault a toujours eu un caractère bien trempé, souligné par ses gros sourcils et son air pas commode. Ce sont ses coéquipiers Le Guilloux et Talbourdet qui l’ont affublé de ce petit nom, bientôt repris par tout le peloton, puis par les journalistes. La légende du Blaireau était née.

Le petit bonus : sur le Paris-Nice 1984, Hinault le Blaireau n’avait pas hésité à sortir de son terrier et envoyer un bourre-pif à des manifestants qui bloquaient la course. Fallait pas le chatouiller…

Bernard Hinault était célèbre pour son fort caractère et ses coups de sang, comme ici lorsqu'il se bat avec des grévistes qui bloquaient la classique Paris-Nice.