Pourquoi un tatou comme mascotte de la Coupe du Monde ?

Pourquoi un tatou comme mascotte de la Coupe du Monde ?

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Le tatou Fuleco, mascotte du Mondial au Brésil, ici avec le footballeur Ronaldo.
On avait déjà eu droit à « Zakumi le léopard » (Afrique du Sud 2010), « Willie le lion » (Angleterre 1966) ou bien encore l’inoubliable « Footix », le coq du Mondial 98 en France. Place désormais à… « Fuleco », le tatou à trois bandes ! Et oui, à chaque Coupe du Monde de foot ou presque, on nous ressort une mascotte ressemblant vaguement à une bestiole. Et avec Fuleco, les « créatifs » se sont encore surpassé.

Fuleco, le tatou menacéUn tatou roulé en boule. C'est peut-être cette forme en ballon de foot qui a inspiré les créateurs de la mascotte Fuleco.

Le Brésil a donc choisi le tatou. Normal, puisque ce drôle de mammifère vit principalement dans l’est du pays, où il a été découvert il y a plus de deux siècles. En prenant comme mascotte cette espèce en voie de disparition, victime de la déforestation, les organisateurs ont voulu envoyer un petit message « environnemental ». D’où le nom « Fuleco » (« Futebol » + « Ecologia »), qui fait pourtant plus penser à une multinationale de l’énergie. L’autre avantage du tatou, c’est que lorsqu’il a peur il se roule en boule et ressemble à un ballon de foot. Sûrement le détail qui a fait la différence avec les 46 autres mascottes en lice. Voyons maintenant de quoi « Fuleco » est capable au bord du terrain…

Mise à jour post-Coupe du Monde : Fuleco n’aura pas franchement fait d’étincelles, à l’image de la Seleçao, complètement broyée par l’Allemagne.

Le petit bonus : en Bolivie, les tatous finissent parfois en « charangos », une sorte de guitare arrondie. Vu sous cet angle, mieux vaut encore jouer les  mascottes.

La peau des tatous, espèce en voie de disparition, sert parfois à faire des guitares appelées charango en Amérique du Sud.


Les mascottes (animalières ou non) des Coupes du Monde depuis 1966

Les-12-mascottes-de-la-Coupe-du-Monde