Pourquoi trinque-t-on avant de boire ?

Pourquoi trinque-t-on avant de boire ?

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Trinquer, c'est tout un art. Vous pouvez trinquer aussi bien avec une chope de bière, un verre de whisky, une flûte de champagne ou une coupe de sangria

Tchin-tchin ! Santé ! A la tienne (Etienne… désolé) ! Que ce soit pour l’apéro au troquet du coin, un anniversaire, un mariage ou une réception de l’ambassadeur, un préalable s’impose souvent avant de siffler son verre comme un malpropre : trinquer. Une coutume qui remonte au Moyen-Âge. A cette époque en effet, on n’hésitait pas à se débarrasser des rivaux un peu trop encombrants en les empoisonnant. Une petite goutte de cyanure dans un verre de vin ou une chope de cervoise, et le tour était joué. Aussi discret qu’expéditif.Au Moyen-Âge, on trinquait pour éviter les empoisonnements, très en vogue à l'époque. Les seigneurs cognaient leur verre pour que les breuvages se mélangent : une personne mal intentionnée ne boirait pas son propre poison.

Trinquer, le contrat de confiance

Légèrement méfiants, pour ne pas dire paranos, les seigneurs ont donc décidé de trinquer pour limiter les risques. En entrechoquant les godets, on s’arrangeait pour verser un peu du contenu de son propre verre dans celui de l’autre. Une fois les breuvages mélangés, la menace était a priori écartée, à moins d’être tombé sur un kamikaze. Les buveurs goûtaient ensuite une première gorgée du bout des lèvres, les yeux dans les yeux. Finalement, c’était le même principe que de se serrer la main pour vérifier que l’autre était bien désarmé et ne s’apprêtait pas à vous occire… Aujourd’hui on cogne les verres un peu moins fort, et la méfiance a (en général) fait place à la politesse et au savoir-vivre. Allez, à la vôtre !

Le petit bonus « bourrin » : si cette jeune femme voulait empoisonner son ami, c’est raté…

Trinquer, c'est tout un art. Ce couple explose une chope de bière en trinquant un peu trop fort.