Pourquoi le croissant n’est pas si français que ça

Pourquoi le croissant n’est pas si français que ça

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Et si le fameux croissant français n'était pas si français...

Un bon café-croissant après une petite grasse matinée, c’est le pied. Pour tout le monde, le croissant est l’un des symboles de la gastronomie française, au même titre que la baguette ou le boeuf bourguignon. Et pourtant, même si nous sommes très forts dans la récupération, la fameuse viennoiserie n’est pas née en France. L’Histoire retient en effet que c’est une célèbre Autrichienne, Marie-Antoinette, qui l’a importée à partir de 1770. Marie-Antoinette… Autriche… Vienne… viennoiseries… Ah oui, ça se tient !

En forme de petite corneC'est Marie-Antoinette qui a importé le croissant en France

En fait le « kipferl », ancêtre du croissant, se dégustait à Vienne dès le XIIIe siècle. La légende du croissant se forge ensuite lors du siège de Vienne par les Turcs, en 1683. Ceux-ci voulaient profiter de la nuit pour creuser des tunnels. Mais pas de bol, ces lève-tôt de boulangers étaient déjà debout et ont donné l’alerte. Pour marquer cette victoire, ils vont créer une pâtisserie, la « Hörnchen » (« petite corne »), clin d’oeil au symbole du drapeau ottoman. Mais bon « cocorico » quand même, car le bon vieux croissant au beurre et feuilleté tel qu’on le connait est, lui, bien français. Non mais…

Le petit bonus : à Paris, les premiers à populariser le croissant sont les Autrichiens August Zang et Ernest Schwartzer qui ouvrent en 1837 la « Boulangerie viennoise ».

La boulangerie viennoise rue de Richelieu, à Paris, a été l'une des premières à proposer des croissants