Pourquoi les policiers sont-ils surnommés les « poulets » ?

Pourquoi les policiers sont-ils surnommés les « poulets » ?

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Les policiers et gendarmes sont surnommés les poulets

Flics, keufs, condés, Schmidts, pandores… Nos amis policiers (et gendarmes par association) ne manquent pas de petits noms affectueux. Mais il y en a un qui fait l’unanimité : les poulets ! Pourtant les membres des forces de l’ordre ne font pas « cot-cot », et ne sont pas du genre à se faire plumer. Alors pourquoi ? Si les autres sobriquets ont une explication souvent incertaine, l’appellation « poulet » est en revanche d’origine contrôlée, certifiée PPP.

Une adresse pas anodine

En 1871, pendant la Commune de Paris, les bâtiments de la police partent en fumée. La Préfecture de Police installe donc son nouveau siège dans la caserne de la Cité, sur l’île du même nom (à cheval sur les 1er et 4e arrondissements), au fameux 36 quai des Orfèvres. Il se trouve que cette caserne se situait à l’emplacement exact de l’ancien marché aux volailles de la capitale. Il n’en fallait pas plus pour que le bon peuple de la Ville Lumière (puis partout en France), toujours moqueur, n’affuble les policiers du nom de « poulets ». La « maison Poulaga » était née.

Le petit bonus : la version moins sympa attribue ce surnom à la réputation de la volaille, incarnation de la bêtise dans la littérature populaire, comme chez La Fontaine…

Pourquoi les policiers sont appelés les poulets

Le marché aux volailles qui a donné son nom de poulets aux policiers
Le marché aux volailles qui a valu son nom aux policiers, ici au XVIIe sicècle