Pourquoi la police des polices est surnommée « boeuf-carottes »

Pourquoi la police des polices est surnommée « boeuf-carottes »

0

Un bon boeuf-carottes mitonné aux petits oignons. En argot, ce plat traditionnel de la cuisine française désigne l'IGPN, la police des polices.© Cuisine et Vanity / Beekoz

« Boeuf-carottes » : voilà LE plat qui coupe l’appétit même aux policiers les plus gourmands, surtout quand ils sont dans le collimateur des « superflics ». Dans la maison poulaga, la formule « boeuf-carottes » sert en effet à qualifier l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, ex-IGS), chargée de contrôler les méthodes des fonctionnaires de police. Cette expression très imagée est apparue dans l’argot des années 50, avant d’être popularisée auprès du grand public grâce aux polars et films de voyous franchouillards comme « Les Ripoux ».

Des policiers « cuisinés menu »Un policier chez les boeuf-carottes. La police des polices utilise de nombreuses méthodes pour faire passer les flics ripoux aux aveux.

Pour expliquer son origine, pas forcément évidente à première vue, deux hypothèses se complètent. La première fait référence aux méthodes employées par la « police des polices » lorsqu’elle cherche à serrer un présumé « bad cop » : le faire bien mijoter à feu doux, le laisser baigner dans son jus comme on préparerait un délicieux boeuf-carottes, avant de le « cuisiner » pour qu’il « passe à table ». En général la recette fonctionne, même avec de la vieille carne. L’autre explication est tout aussi culinaire : après être « passé à la moulinette » de l’IGPN, un policier perdait souvent son travail. Fauché, il se retrouvait à manger du boeuf-carottes, le plat populaire et pas cher de l’époque. Aujourd’hui on dirait plutôt « bouffer des pâtes ». De là à rebaptiser l’IGPN « les nouilles », c’est vous qui le dîtes…

Le petit bonus : entre les poulets et les boeuf-carottes, il y a décidément de quoi préparer de bons petits plats au commissariat…