Pourquoi célèbre-t-on le 11 novembre ?

Pourquoi célèbre-t-on le 11 novembre ?

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Les commémorations du 11 novembre célèbrent tous les morts pour la France, ceux de la Première Guerre mondiale mais aussi les militaires tués en Afghanistan, au Mali, en Libye...

Le mois de novembre est vraiment « fun ». Après Halloween et la Toussaint, et alors que l’hiver arrive, place aux cérémonies du 11 novembre. Inutile de vous rappeler que ce jour-là, on célèbre l’armistice de la Première Guerre mondiale, c’est-à-dire l’arrêt des combats. Et ce 11 novembre 1918, il n’était pas question de faire la grasse matinée. 5h12 du matin dans la clairière de Rethondes, dans l’Oise : les généraux allemands et alliés, emmenés par le Maréchal Foch, se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé. A peine 10 minutes plus tard, l’armistice est signé, l’Allemagne capitule, la « Grande Guerre » est (presque) finie. Elle aura juste fait plus de 10 millions de morts.

En souvenir de « tous les morts pour la France »

Petite page glorieuse et méconnue de notre grande Histoire : des milliers de soldats ont tout de même été envoyés au casse-pipe le jour même de l’armistice, le 11 novembre. Une véritable boucherie. Mais la plupart de ces décès ont été anti-datés au 10 novembre, histoire de faire moins tache pour l’état-major. Le 28 juin 1919, l’Allemagne ratifiera le fameux Traité de Versailles, qu’elle considère comme un « diktat ». On connaît la suite. En France, le 11 novembre est le jour du Souvenir. Mais depuis 2011, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, on n’honore plus seulement les soldats de la Guerre de 14-18 mais « tous les morts pour la France ». Si vous êtes à Paris, prévoyez un bon parapluie, présence de François Hollande oblige. Mais le côté sympa, comme pour le 8 mai, c’est que c’est un jour férié.

Le petit bonus (funèbre) : le dernier « poilu » français, Lazare Ponticelli, est décédé en 2008 à l’âge de 110 ans.

L'armistice du 11 novembre version humour noir. Tous les poilus, ces combattants durant la Première Guerre mondiale, sont aujourdhui décédés

La signature de l'armistice du 11 novembre 1918 dans la forêt de Rethondes, à bord du wagon-restaurant du maréchal Foch
La signature de l’armistice du 11 novembre 1918 dans le wagon-restaurant du maréchal Foch