Pourquoi parle-t-on de « cacophonie » ?

Pourquoi parle-t-on de « cacophonie » ?

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Cacophonie Assemblée nationale, ou les députés crient et sinsultent souvent dans un joyeux bazar

« Cacophonie au gouvernement », « cacophonie à l’assemblée »
… pas un jour sans que les journalistes ne nous ressortent l’expression, quand il ne s’agit pas de « couac ». Le mot sonne bien, et pourrait évoquer le caquettement hystérique des poules dans une basse cour devenue inaudible. L’idée n’est pas si loin. « Cacophonie » vient du Grec kakophonia, ce qui ne nous avance pas beaucoup. Sauf à savoir que kakos signifie « mauvais », et phoni veut dire « voix » ou « son ». Là tout est clair.

La cacophonie, une joyeuse dissonance

Avant de devenir une joyeuse métaphore du bruit et de la discorde, la cacophonie est surtout une figure de style, une dissonance dans un groupe de mots. Comme l’allitération ou l’assonance, la cacophonie joue sur les sonorités, redouble de syllabes proches à l’oreille et pas faciles à prononcer. Sauf qu’elle ne cherche pas l’harmonie, au contraire. Exemple : « Non, il n’est rien que Nanine n’honore » (Voltaire). A ne pas confondre avec les « virelangues » du type « Un chasseur sachant chasser… » Tiens au fait depuis le temps, les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles chèches… caramba, encore raté!

Le petit bonus : dans la version anglaise d’Astérix, le fameux barde Assurancetourix s’appelle Cacofonix.

Dans Astérix, le barde façon Assurancetourix est une vraie cacophonie ambulante