Pourquoi parle-t-on de « miroir aux alouettes » ?

Pourquoi parle-t-on de « miroir aux alouettes » ?

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Le miroir aux alouettes d'Annette Messager. Un miroir qui ne renvoie pas forcément un reflet très flatteur.Courtesy Annette Messager

« Alouette, gentille alouette… » Oui c’est facile, c’est vrai. On parle de « miroir aux alouettes » quand une chose est trompeuse, trop belle pour être vraie. L’expression vient de la chasse, et rappelle un piège utilisé autrefois par les oiseliers pour capturer leurs innocentes victimes, notamment la fameuse alouette. Ce leurre était un morceau de bois fixé dans le sol, sur lequel on collait de petits miroirs et que l’on agitait à l’aide d’une ficelle – la technique s’appelait « chasse au miroir ». Attirée par les reflets, l’alouette venait se jeter dans la gueule du loup. Ou plutôt tombait dans le panneau, Le miroir aux alouettes était un piège utilisé par les chasseurs et oiseliers. Il s'agissait d'un bout de bois sur lequel on collait de petits bouts de miroir brillant, et que l'on faisait bouger avec une corde.pour rester dans les expressions « très chasse ».

Tout ce qui brille…

La locution est donc trompeuse : l’alouette n’est pas particulièrement narcissique, et ne passe pas son temps à se regarder dans la glace en demandant : « Miroir, miroir, dis-moi que je suis plus belle que l’autre bécasse ». En plus, elle n’est pas censée savoir que se parler à soi-même rend plus intelligent, puisque cette étude vient de sortir. Bref la morale de cette histoire, c’est qu’il faut se méfier de ce qui brille, sous peine de se faire plumer. Ou pire encore, d’y perdre la tête, alouette.

Le petit bonus : pourquoi se compliquer la vie à préparer des pièges style miroir aux alouettes alors qu’il suffit de tendre la main ?

Pas besoin de miroir aux alouettes pour chasser les oiseaux. Cet homme ne reviendra pas bredouille, et il n'a pas eu besoin d'utiliser son fusil.