Pourquoi dit-on « être sur la sellette » ?

Pourquoi dit-on « être sur la sellette » ?

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Être sur la sellette n'annonce jamais rien de bon. En général, la personne dans cette position finit par se faire licencier, ou au moins par perdre son poste.

Les journalistes sportifs adorent ce cliché. Quand un entraîneur (de foot en particulier) est en difficulté, critiqué pour les mauvais résultats de son équipe, on dit en effet qu’il est « sur la sellette ». Sous entendu : il se trouve sur un siège éjectable et va bientôt se faire virer de son poste. Mais l’expression fonctionne aussi avec les hommes et femmes politiques, chefs d’entreprises, animateurs télé, et même avec les idées, les objets, les habitudes, etc… Mais à l’origine, meAu Moyen-Âge, on mettait un accusé sur la sellette au tribunal pour l'humilier et lui extorquer des aveux. Le fait d'être assis en contrebas sur ce petit banc en bois provoquait un sentiment d'infériorité propice à délier les langues.ttre quelqu’un sur la sellette voulait surtout dire mener un interrogatoire musclé, lui faire avouer des choses qu’il n’avait pas l’intention de lâcher.

En position d’infériorité

Au Moyen-Âge, la sellette était en effet un petit tabouret sur lequel s’asseyait l’accusé lorsqu’il passait devant le tribunal. Cette sellette était très basse, de façon à humilier le prévenu, qui se trouvait évidemment en position d’infériorité par rapport aux juges. On pourrait donc l’assimiler à un engin de torture psychologique (lorsque le justiciable était d’un certain rang, on couvrait tout de même la sellette d’un petit tapis. Sympa, non ?) Plus facile dans ce cas-là d’extorquer des aveux, de tirer les vers du nez. L’usage de la sellette a été supprimé en 1788, juste avant la Révolution française, mais l’expression est restée.

Le petit bonus : être sur la sellette n’a donc rien à voir avec le fait de faire ses besoins dans des toilettes miniatures.

Être sur la sellette ne veut pas dire être assis sur des toilettes pour bébé