Pourquoi parle-t-on d’été indien ?

Pourquoi parle-t-on d’été indien ?

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L'Indian summer, ou été indien, a inspiré la fameuse chanson de Jo Dassin. Le rapport entre cette saison et les chapeaux à plumes est pourtant assez floue.

« On ira / Où tu voudras quand tu voudras… » En septembre-octobre, on parle souvent « d’été indien » quand le beau temps joue les prolongations. Une période de douceur avant la rudesse hivernale, célèbrée dans la chanson de ce bon vieux Jo Dassin. Mais qu’est-ce que c’est au juste, l’été indien ? C’est encore l’ami Jo qui en parle le mieux : « C’était l’automne, un automne où il faisait beau / Une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique / Là-bas on l’appelle l’été indien ». Ok, mais quel est donc le rapport entre les Indiens et ce phénomène météorologique ?L'été indien au bord d'un lac en Amérique du Nord, avec ses feuilles d'érable et ses couleurs d'automne si caractéristiques.

Une origine « brumeuse » ?

L’expression « Indian summer » est née il y a deux siècles en Pennsylvanie, dans l’Est des Etats-Unis, avant d’être adoptée dans toute l’Amérique du Nord, et en particulier au Canada. Mais son origine réelle reste sujette à caution. Pour certains, l’été indien correspondait à la période durant laquelle les Indiens d’Amérique terminaient leurs récoltes. Pour d’autres, les colons confondaient la brume fréquente en automne avec la fumée dégagée par les feux de prairie. Des feux déclenchés par ces vilains sauvages à plumes. Pour faire simple, disons que cette douceur automnale était typique des territoires où vivaient les Indiens, d’où cette association d’idées.

Le petit bonus : en France, avant que Jo Dassin ne popularise l’expression « été indien » en 1975, on parlait plutôt « d’été de la Saint-Denis » ou « d’été de la Saint-Martin ». Beaucoup moins exotique, c’est sûr…

Allez, pas la peine de filer discrètement sur Deezer ou Spotify : la voilà, votre chanson !

Au fait, « Indian Summer » est aussi le nom d’une chanson des Doors (album Morrison Hotel). Tout de même plus « branchouille » que l’homme qui sifflait là-haut sur la colline avec son bouquet d’églantines…