Pourquoi dit-on « faire la grasse matinée » ?

Pourquoi dit-on « faire la grasse matinée » ?

1


une bonne vieille grasse matinée


« Il est quelle heure ? Midi ? Oh ça va… »
Une bonne vieille grasse mat’, il n’y a que ça de vrai ! Surtout en cette période de vacances estivales, où il fait bon traîner au lit après une année de dur labeur (ou pas). Mais pourquoi est-elle grasse, cette matinée de « glandouille » d’ailleurs ? Au XVIe siècle déjà certains ne se gênaient pas pour se lever à une heure indue : on disait alors « dormir la grasse matinée ». En guise d’explication, l’image que nous offre l’expression se suffit presque à elle-même : le « gras » évoque le côté confortable, dodu, onctueux de votre lit, duquel il est quasiment impossible de s’extirper. Pas la peine de chercher plus loin.

Dans les bras de MorphéeUne bonne grasse matinée pour récupérer

Allez si, petite précision étymologique tout de même : « gras » vient du latin « crassus », qui signifie « épais ». C’est d’ailleurs la même racine que le « crasse » d’une « ignorance crasse », qui montre bien l’épaisseur XXL de l’ignorance. Une grasse matinée renvoie donc à un début de journée qui traîne en longueur, dans l’épaisseur touffue du sommeil, bien calé dans les bras de Morphée. Enfin voilà, il est temps d’aller « mettre la viande dans le torchon » et d’activer le mode marmotte.

Le petit bonus : certains avancent l’idée qu’en dormant beaucoup on se fait plus de gras, mais tout cela reste à prouver…