Pourquoi parle-t-on « d’effet Streisand » avec Charlie Hebdo ?

Pourquoi parle-t-on « d’effet Streisand » avec Charlie Hebdo ?

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Quel est le point commun entre les terroristes et Barbara Sreisand ? Le retour de boomerang. En essayant de « tuer » Charlie Hebdo, qui se dirigeait lentement mais sûrement vers une mort naturelle, les islamistes ont obtenu l’effet inverse, braquant les projecteurs sur le journal. Hier encore, (presque) plus personne ne se demandait « où est Charlie » ? Aujourd’hui le monde entier « est Charlie » (enfin jusqu’à la prochaine acL'effet Streisand frappe de plein fouet les islamistes de Charlie Hebdotu…). La semaine dernière l’hebdommadaire satirique tirait péniblement à 100.000 exemplaires, cette semaine il en sort… 7 millions. Un phénomène archi-connu, auquel les spécialistes ont même donné un nom : l’effet Streisand (« Streisand effect » en VO).

Le mieux ? Ne rien faire

Mais que vient faire Barbara dans cette histoire ? En 2003, un photographe prend des vues aériennes de la villa de la chanteuse et comédienne américaine à Malibu, pour des études sur l’érosion du littoral. Furieuse, Barbara Streisand saisit la justice pour empêcher la propagation de ces photos sur Internet. Elle vient de déclencher l’effet pervers. Alors que l’affaire se passait jusque là dans une relative indifférence, la médiatisation de la procédure judiciaire déchaîne les passions. Le mois suivant, plus de 400.000 curieux défileront devant chez elle… Conclusion : pour éviter le « buzz », la meilleure stratégie est souvent de ne rien faire.

Le petit bonus : sinon il y a aussi l’effet Céline Dion, dont l’accent québécois peut provoquer un claquage d’oreille si on l’écoute sans échauffement préalable.

(Attention, si vous y ajoutez l’auto-satisfaction de Laurent Delahousse, risque de crise de démence…)