Qui a dit : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point...

Qui a dit : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » ?

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Avec le Figaro, sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur, sauf pour Sarkozt bien sûr

Alors certes, « Le Figaro » en a fait sa devise, fièrement affichée en dessous du titre. Mais la phrase a été piochée au théâtre. Vous ne croyez quand même pas qu’Etienne Mougeotte, pondant comme tous les jours son édito cire-pompes sur Nicolas Sarkozy, aurait tout d’un coup pris son courage à deux mains et se serait dit : « Oh et puis merde après tout, sans la liberté de blâPierre-Augustin Caron de Beaumarchais, papa de Figaromer il n’est point d’éloge flatteur ». Non, non, loin de là. Le journal conservateur fondé en 1826 a juste emprunté cette citation au « Mariage de Figaro », de Beaumarchais (à droite). Un personnage qui lui aura donc fourni et le nom, et la devise.

Figaro-ci, Figaro-là…

Dans cette comédie écrite en 1778, suite du « Barbier de Séville », Pierre-Augustin Caronde Beaumarchais (1732-1799) fait dire à son intrépide Figaro : « (…) les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. » Petit… autoritaire… colérique… qui passe un savon aux journalistes dès qu’une ligne ne lui plaît pas ? Hum, décidément, c’est à croire que Beaumarchais pensait déjà à quelqu’un, mais avec plus de deux siècles d’avance… Figaro-ci, Figaro-là !

Nicolas Sarkozy n'a pas besoin de porter des talonnettes, d'ailleurs il n'est pas petit