Qui a dit : « plus je connais les hommes, plus j’aime mon...

Qui a dit : « plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien » ?

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Qui a dit "plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien" ? Certainement une épouse trompée par son mari, et déçue de la nature humaine.

« Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien ». On savait que le toutou était le meilleur ami de l’homme, mais en l’occurrence c’était surtout le compagnon le moins détestable de la femme. Enfin d’une femme en particulier. On a attribué la paternité de cette saillie verbale à de nombreuses personnes : Jules Renard, Mark Twain, l’acteur belge (et passé aux oubliettes) Fernand Gravey… et même Brigitte Bardot! Mais en fait, elle serait née sous la plume de Madame de Staël. Une grande philanthrope, à n’en pas douter.Plus je connais les hommes plus j'aime mon chien, disait madame de Staël. Ok mesdames, le chien est peut-être le meilleur copain de l'homme, mais tous les mecs ne sont pas mauvais quand même....

Un éclair de lucidité sur les hommes ?

Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein (excusez du peu), était une romancière de la fin du XVIIIe-début XIXe siècle (1766 – 1817). Elle est surtout restée dans les mémoires comme porte-drapeau du mouvement romantique. Madame de Staël a entretenu une vie sentimentale plutôt tumultueuse (comme nous tous après tout), notamment avec l’écrivain et homme politique Benjamin Constant. Mais alors, qu’est-ce qui a bien pu inspirer à notre Germaine ce jugement désabusé sur la nature humaine ? Une déception amoureuse ? L’expression déçue de sa quête perpétuelle du bonheur ? Ou simplement un éclair de lucidité dans une journée pourrie ? Mystère…

Le petit bonus : Pierre Desproges avait ajouté à cette citation un très subtil « Plus je connais les femmes et moins j’aime ma chienne ».
Madame de Staël, par François Gérard (1873). Figure du mouvement romantique, cette femme de lettres a notamment écrit Journal de jeunesse, De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, Delphine, Sapho ou encore Réflexions sur le suicide. Sympa.
Madame de Staël, par François Gérard (1873) / Beekoz