Qui a dit « Ni Dieu ni maître » ?

Qui a dit « Ni Dieu ni maître » ?

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Ni Dieu, ni maître, par Auguste Blanqui. Ce journaliste anarchiste a passé une grande partie de sa vie en prison, ce qui  lui a valu le surnom de "L'Enfermé".

Cette petite phrase apparaît encore de temps en temps sur les t-shirts d’alolescents boutonneux, souvent accompagnée du portrait du « Che », qu’ils confondent avec Jim Morrison. Mais avant de servir de slogan aux guerilleros en culottes courtes, « Ni dieu ni maître » était le nom d’un journal lancé en 1880 par un certain Louis-Auguste Blanqui (1805-1881), familier des Parisiens du XIIIe arrondissement… Socialiste libertaire (rebelle de gauche, quoi), Blanqui se servait de cette publication pour faire la promotion de ses thèses révolutionnaires.Louis-Auguste Blanqui. Il était le directeur du journal "Ni dieu ni maître", qui lui a valu de nombreux ennuis avec la justice pour  "délits d'opinion".

La moitié de sa vie en prison

Nous ne nous lancerons pas dans la grande histoire des courants politiques en France. Mais pour la petite (d’histoire), Blanqui était du genre « grande gueule » multi-récidiviste et obstinée. Journaliste, il aura été arrêté des dizaines de fois pour délits d’opinion. Mais il faut croire que le « gnouf » n’était pas si déplaisant : en cumulé, Auguste Blanqui aura passé pas moins de… 36 ans derrière les barreaux (quasiment la moitié de sa vie). Un petit exploit qui lui vaudra le surnom de « L’Enfermé ». Voilà au moins un homme qui sera resté fidèle à ses convictions, et pas un révolutionnaire de pacotille. « Ni dieu ni maître » sera ensuite adopté par le mouvement anarchiste, qui en a fera son cri de ralliement. Les tenants de cette devise se définissent comme des « esprits libres ». En tout cas c’est ce qu’ils pensent.

Le petit bonus : Léo Ferré, icône anarchiste, a écrit en 1964 sa fameuse chanson « Ni Dieu ni maître ». Allez, pour les inconditionnels…

Keep Calm and fuck the system, ce pourrait être la devise du mouvement anarchiste