Qui a dit : « Fuir, c’est bon pour les robinets » ?

Qui a dit : « Fuir, c’est bon pour les robinets » ?

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fuir, c'est bon pour les robinets mais pas pour les hommes, d'après Boris Vian

Votre plombier adore les fuites, surtout quand elles viennent de votre salle de bain et qu’il peut vous faire casquer un maximum. Pourtant, ce n’est pas lui qui a lancé cette phrase. Du moins pas en premier. C’est à Boris Vian que l’on doit cette comparaison domestique. Dans « LeFuir, c'est bon pour les robinets d'après Boris Vians Bâtisseurs d’empire », une pièce de théâtre écrite en 1959, il fait dire par l’un des personnages : « Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c’est bon pour les robinets. »

Une parabole de la guerre d’Algérie ?

Cette comédie burlesque raconte l’histoire d’une famille qui, à chaque fois qu’elle entend du bruit à l’extérieur de l’immeuble (le bruit de la guerre ?), déménage à l’étage du dessus. Mais dans chaque nouvel appartement on retrouve le Schmürz, un homme « tassé dans un coin », qui fait office de souffre-douleur. En pleine guerre d’Algérie, certains y ont vu, chez l’auteur de « J’irai cracher sur vos tombes » et de « L’Ecume des jours », l’évocation de l’immigré bouc-émissaire.

Le petit bonus : il faut dire que Vian s’y connaissait en cuivres et tuyauterie, mais plutôt du genre trompette et saxophone.
Boris Vian à la trompette
Boris Vian à la trompette